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Welcome to Brussels Mr. Bush Imprimer Envoyer à un ami
22 février 2005

Ces derniers jours, des mouvements de gauche, d’extrême-gauche et d’extrême-droite ont défilé à Bruxelles pour manifester leur hostilité à la politique internationale de George W. Bush.

Le 30 janvier dernier, dans le cadre de la première élection libre, multipartite et démocratique du pays, ce sont 8,5 millions d’Irakiens qui, bravant la violence des attaques terroristes, ont infligé un cinglant désaveu à ceux qui se sont opposés à l’intervention alliée ainsi qu’à ceux qui en déplorent encore les conséquences.

Ce mardi 22 février, à 10h30, à l'appel de l'Atlantis Institute et du Comité citoyen des Irakiens de Belgique, plus de cent Irakiens ainsi que des citoyens belges sont venus témoigner leur reconnaissance à l'action de la coalition, devant l'ambassade des Etats-Unis à Bruxelles. Pour souligner le caractère festif de ce rassemblement, des Irakiens vêtus du costume traditionnel ont chanté et dansé en l'honneur de la visite du président américain. Ensemble, nous avons voulu honorer cette petite flamme de la liberté, modeste mais résolue, qui s’est allumée au Moyen-Orient.

Sans doute, le chemin à parcourir est encore long pour cette démocratie naissante, mais il importe d’emprunter ce dernier dès aujourd’hui. Pourquoi faut-il se féliciter de l’intervention ? Suite à la libération du pays, nous constatons que les forces coalisées et la population locale, sourds au discours catastrophiste de mise depuis deux ans, ont retroussé leurs manches et sont en train d’édifier un nouvel Irak. Que se passe-t-il au quotidien ? Des attentats, certes. Mais bien d’autres choses. Ainsi, par exemple, dans la région de Balad, désertée par les ONG ou les agences de l'ONU, 120 militaires d'un groupe d'affaires civiles US sont parvenus, en six mois, à rénover et à remettre en état 40 écoles, 250 puits, 8 installations de purification d'eau, un poste de police, une salle municipale ainsi que des portions de route et de ponts.

A l’échelle du pays, ces efforts conjoints ont abouti à des résultats tangibles. Constatons les faits suivants:

Premièrement. Sur les 12.000 écoles du pays, 2.241 ont été entièrement rénovées et rééquipées l'année passée. A cette date, 51 millions de livres ont été distribués à près de 6 millions d'élèves. Le salaire des enseignants a été multiplié par 7.

Deuxièmement. L'Irak possède désormais une presse dynamique et libre qui comprend plus de 200 journaux et de nombreuses chaînes de radio et de télévision. Les cybercafés fleurissent et le marché des télécommunications explose. Rappelons qu’à l’époque de Saddam Hussein, la moindre critique ou réserve relative au régime conduisait ipso facto le dissident à la salle de torture et, de là, à la fosse commune. En attestent les 260 charniers où furent découverts près de 300.000 corps.

Troisièmement. La santé est l'une des priorités de la coalition. Quoiqu’on ait pu dire, il n'y a jamais eu de crise humanitaire en Irak et les conditions de vie n'ont cessé de s'améliorer depuis l'été passé. Une campagne de vaccination, menée par la coalition en collaboration avec l'Unicef, a permis d'administrer 30 millions de vaccins entre juillet et décembre 2004, dont 3 millions d'enfants de moins de 5 ans et plusieurs centaines de milliers de femmes enceintes ont notamment bénéficié.

Quatrièmement. En 2004, l’activité économique a cru de 52 % et 20.000 nouvelles entreprises ont été créées. La nouvelle monnaie irakienne est stable et a pris de la valeur par rapport à de nombreuses autres monnaies. Les salaires publics comme privés ont été multipliés dans un facteur souvent supérieur à dix. La consommation a connu une hausse vertigineuse. Ainsi, le nombre de voitures circulant dans le pays est passé de 500.000 à 1 million.

Cinquièmement. Un sondage Gallup effectué à Bagdad, en septembre 2004, auprès de 1.178 personnes nous enseigne ceci : 67% des sondés pensent que leur situation sera meilleure dans 5 ans, contre 8% moins bonne ; si 47% pensent que le pays est dans un pire état qu'avant la guerre (contre 33% qui l’estiment en meilleur état), 62% pensent néanmoins que la guerre et ses conséquences en valaient la peine ; 71% estiment nécessaire le maintien de la coalition les prochains mois, contre 26% souhaitant son départ.

En dépit de ces faits, rarement président américain n’aura été à ce point détesté. Il semble que certains persistent à préférer Chamberlain à Churchill. Une fois encore, l’histoire jugera.

Aujourd'hui, à travers ce rassemblement, nous avons voulu exprimer, au-delà de notre solidarité avec le peuple irakien, notre foi dans le progrès de l’humanité.

 
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